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Sur la table de Studio Yafa chaque samedi, un sujet de société en débat. Des avis opposés, un débat houleux, des idées défendues dans la courtoisie. 50 minutes de débat par semaine (25 minutes en mooré et une autre langue).

Émission du10 / 08 / 2021
Choisis ta langue

Ya’Débat a posé ses micros cette semaine dans les champs de coton de la province du Mouhoun, première région cotonnière du Burkina. Les cotonculteurs ont momentanément déserté les champs pour débattre des raisons de la baisse de production de cette culture de rente dont le Burkina était leader en Afrique.

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Émission du02 / 08 / 2021
Choisis ta langue

Les humoristes ne doivent pas rire de tout au Burkina Faso selon des artistes exerçant dans le domaine. Par contre, Issouf Balima, critique d’art estime que l’humour doit permettre d’aborder les sujets tabous.

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Émission du22 / 07 / 2021
Choisis ta langue

Mamadou Armel Konkobo dit Art Melody est l’une des exceptions parmi les artistes burkinabè : Si certains éprouvent des difficultés à exporter leur musique ce rappeur en langues nationales dit ne pas connaître ce problème. « Je suis satisfait de comment ma musique marche à l’extérieur. J’ai voyagé jusqu’en Ouganda, au Rwanda, j’ai joué plusieurs fois au Ghana. L’album que j’ai sorti a beaucoup marché mais avec la Covid-19, j’ai perdu 50 dates de concert », témoigne avec fierté Art Melody. 

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Émission du13 / 07 / 2021
Choisis ta langue

Un débat houleux autour d’un sujet qui passionne : l’égalité entre femme et homme. Georges Youl, communicateur donne le ton des échanges. Pour lui, il ne peut y avoir d’égalité entre un homme et une femme, puisqu’entre les êtres humains même, il n’y a point d’égalité. 

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Émission du09 / 07 / 2021
Choisis ta langue

Changement des ministres en charge de la défense et de la sécurité. Et après ? Se demander Paz Hien, juriste et analyste politique. Pour lui, c’est tout le gouvernement qui devrait être dissout. « On ne reconduit pas une équipe qui a perdu (…) Est-ce qu’aujourd’hui au Burkina on a même besoin de revendiquer la démission de ce gouvernement ? C’est tellement logique, l’échec est total, cuisant », clame le jeune invité venu de Gaoua, région du Sud-Ouest.

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Émission du07 / 07 / 2021
Choisis ta langue

De jeunes burkinabè n’ont pas la même compréhension de la « génération égalité ». Si certaines croient à une future génération égalitaire, pour d’autres l’égalité en termes de droits humains ne devrait pas être en fonction de génération. «  Si égalité il doit y avoir, c’est l’égalité en termes de droits humains dans la société sans distinction de générations et de genres » estime un jeune.

 

Les droits humains. Avoir les mêmes opportunités dans la vie, sans distinction de sexes. Des jeunes burkinabè disent comprendre la génération égalité en ces termes – du respect de ces droits humains dans la société-. «  J’entends par génération égalité, un ordre nouveau au sein duquel aucun sexe n’a de primauté sur l’autre. C’est donc dire que le seul fait d’appartenir à un sexe ne nous rend pas supérieur au sexe opposé. Ainsi, tous les sexes sont égaux », explique Yves Yankiné qui a suivi un forum sur la question.

Ounsouvi Esperat jeune activiste pour les droits à la santé reproductive et sexuelle estime pour sa part que l’effectivité du respect des droits se mesure sur le terrain. Dans les textes, tous les hommes sont égaux.   « Il est vrai  que tous les pays du monde prônent l’égalité en matière de droit humain, bien inscrit très souvent dans leurs Constitutions, en plus des lois internationales qu’ils ratifient, mais sur le terrain ces questions de droits humains ne sont pas souvent respectés ou prise en compte », précise  l’activiste. Il en veut pour preuve la négligence dans l’établissement des actes de naissance pour certains enfants. Au niveau de la santé sexuelle et reproductive, poursuit-il, beaucoup de jeunes filles ne savent pas qu’elles ont le droit de s’informer sur ce qui peut leur être utile dans leur vie sexuelle.

L’égalité entre les sexes, selon Yves, n’est toujours pas effective du fait du poids et des pesanteurs socio-culturelles. «  Il y a certes des avancées, mais il sied de maintenir la sensibilisation» dit-il.  Reine Stevie Yaméogo, jeune activiste pour la santé reproductive  d’espérer que cet idéal d’un monde sans inégalités sociales et économiques basées sur le genre soit une réalité d’ici quelques années.

Zakaria Guingani, activiste sur les questions de société et de tradition a une autre perception de génération égalité. Pour lui, c’est un concept porté par l’institution onusienne pour promouvoir les droits de la femme et servir la cause des femmes. La main sur le cœur, il dit ne pas croire à une quelconque égalité entre les hommes, encore moins entre l’homme et la femme. « Si égalité il doit y avoir, c’est l’égalité en terme de droits humains dans la société sans distinction de générations et de genres ». Le jeune homme poursuit par un questionnement. « Peut-on parler d’égalité dans un pays comme le Burkina où tout le monde n’a pas accès à l’eau potable, à des soins de qualité ou à un logement décent ? Est-ce que le riche et le pauvre ont la même chance d’avoir des soins de qualité dans nos cliniques ? » se demande-t-il.

Ounsouvi reste toutefois optimiste pour un Burkina égalitaire. « Rien n’est impossible si des actions positives et concrètes sont menées. Certes, l’on ne pourra pas changer la mentalité du jour au lendemain, mais avec la sensibilisation  nous y  parviendrons », dit-il avec conviction.

Quatre choses essentielles, ajoute Reine Yaméogo, pourrait aboutir à une génération égalitaire à savoir : une discrimination positive en faveur de la femme, une masculinité positive au repositionnement  de la société égalitaire, une solidarité féminine et enfin un engagement commun pour une égalité et une équité pour tous parce que l’une n’exclut pas l’autre.

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Émission du02 / 07 / 2021
Choisis ta langue

Des maisons des jeunes et de la culture sont en souffrance au Burkina Faso. Dégradés, délaissés ou détournés de leur mission initiale, ces espaces qui étaient censés réunir des jeunes et permettre leur épanouissement deviennent des dépotoirs d’ordures ou des débits de boissons. Les invités de Ya’Débat ne cachent pas leur déception. Par contre, ils ne s’accordent pas sur la manière d’assurer un meilleur usage de ces cadres.

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Émission du25 / 06 / 2021
Choisis ta langue

Naaba Boalga, socio-anthropologue et chef de Dawelgué, un village du centre Sud du Burkina Faso, est formel : tous les droits sont bons pour l’enfant. Il soutient que les droits accordés à l’enfant ont fait l’objet de réflexion en amont, une réflexion qui prend appui sur les valeurs qui existent dans les différentes sociétés.

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Émission du18 / 06 / 2021
Choisis ta langue

Fatou Souratié, enseignante et activiste prend le pouls de l’actualité sur les réseaux sociaux chaque matin. Elle va ensuite confirmer ce qu’elle a lu sur les médias professionnels. C’est ce qu’elle fit dans la matinée du 5 juin, quand elle a vu la nouvelle de l’attaque de Solhan.

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