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Sur la table de Studio Yafa chaque samedi, un sujet de société en débat. Des avis opposés, un débat houleux, des idées défendues dans la courtoisie. 50 minutes de débat par semaine (25 minutes en mooré et une autre langue).

Émission du14 / 10 / 2020
Choisis ta langue

Les invités de Ya’Débat sont unanimes, l’enseignement du privé a été délaissé par l’Etat. Jusqu’en 2018, confirme Amadou Sibidé, responsable à la direction de l’enseignement du privé au ministère de l’Education nationale, l’ouverture et le fonctionnement des établissements privés  n’étaient pas soumis à un contrôle. «  C’est justement avec la recrudescence des établissements hors la loi que l’Etat a pris ses responsabilités de les contrôler », explique M. Sibidé. Pour Abdoulaye Koanda, promoteur d’établissement privé, l’Etat brille  par son absence dans l’accompagnement de ces établissements. Il ne faut donc pas, poursuit-il, jeter l’anathème que sur les promoteurs. Le rôle régalien de l’éducation revient à l’Etat, souligne Mahamadou Diandé, secrétaire général de la coordination nationale des enseignants du privé.  « Il est du devoir de l’Etat de s’assurer des bonnes conditions d’enseignement et de l’amélioration de l’offre éducative », fait-il savoir.

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Émission du05 / 10 / 2020
Choisis ta langue

La sociologue Alida Da est catégorique : « une vie ne doit pas être ôtée ; qu’elle soit issue d’un viol ou d’inceste ». Une position que Awa Yanogo, coordonnatrice de la Communauté d’action pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive et Steevy Yaméogo, activiste  en santé sexuelle et reproductive, ne partagent pas. Elles défendent toutes deux, l’avortement dit sécurisé ou médicalisé, conformément à la loi. Pour Steevy, il faut plutôt s’attaquer aux causes de l’avortement qui est la « conséquence directe des grossesses non désirées». Et elle pointe du doigt la responsabilité des parents. « Combien de parents osent parler de sexualité à leurs enfants de nos jours ? », s’interroge la jeune activiste. « L’avortement sécurisé selon la loi burkinabè est une alternative à certaines contraintes auxquelles l’intéressée fait face », explique-t-elle. Awa Yanogo, coordinatrice de la CAPSSR de préciser qu’« autoriser l’avortement sécurisé ne veut pas dire permettre à tout le monde de le faire à tout vent. C’est une loi qui permet de résoudre un problème d’ordre général ».

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Émission du29 / 09 / 2020
Choisis ta langue

Les invités de l’émission spéciale Ya’Débat grand public à Kaya, déplorent l’absence de coordination dans l’aide humanitaire au profit des déplacés internes. Il faut reconnaître malgré tout, insiste Dr Franck Garanet, président de la section centre-nord de l’Association burkinabè d’assistance et de secours populaire, que les besoins des déplacés internes dépassent l’offre des structures humanitaires et même de État. Une réalité admise aussi par Salamata Sawadogo, déplacée interne. Elle déplore toutefois une disparité dans la distribution de l’aide qui ne parviendrait pas véritablement aux nécessiteux.

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Émission du21 / 09 / 2020
Choisis ta langue

Les invités de l’émission hebdomadaire Ya’Débat s’accordent à dire que les responsabilités sont partagées dans les inondations enregistrées ces dernières semaines au Burkina Faso. Celles de l’autorité locale encore plus, souligne toutefois Pama Nébié, secrétaire général de la coalition des associations pour la défense du droit au logement. Pour lui, les autorités locales ont été alertées depuis le mois de juin par la météo sur les risques d’inondations. « Elles ont fait la sourde oreille. Nos autorités doivent travailler à être constantes dans l’aménagement du territoire », dit-il au cours de l’émission.

Le conseiller technique spécial du maire de Ouagadougou, Valentin Bayiri se défend. Il évoque une question globale de résilience. « Nous ne sommes pas résilients aux catastrophes comme les inondations. Ouagadougou accueille chaque année 200 000 personnes qui veulent tous un toit. Ils construisent des maisons avec des matériels précaires dans des zones à risques ». « C’est à l’autorité de circonscrire les limites de la ville qui s’étale chaque année alors qu’il n’y a pas d’infrastructures conséquentes», estime de son côté, Djerma Pierre Kaba, résident d’une zone non-lotie dans la commune rurale de Saaba.

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Émission du13 / 09 / 2020
Choisis ta langue

« A Bassinko, nous vivons quotidiennement le calvaire notamment en saison des pluies. Il n’y a aucune voirie dans cette cité. Nous nous cotisons parfois pour organiser des initiatives locales en vue d’améliorer notre cadre de vie », explique Aboubakari Barro au cours du débat hebdomadaire de Studio Yafa.

A l’image du pôle urbain de Bassinko, ces initiatives locales de développement sont organisées à travers le pays. Scarlett Zongo, conseillère technique de l’environnement auprès du maire de Ouagadougou trouve ces initiatives salutaires. Elle reconnait cependant, tout comme Issouf Paré de l’organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), que la responsabilité revient à l’autorité d’assurer un cadre de vie confortable aux populations.

« C’est parce que l’autorité a démissionné que les populations prennent leur destin en main à travers les initiatives locales », s’indigne Issouf Paré. Pourtant, réplique Scarlett Zongo, l’autorité ne manque pas de volonté. « Les besoins sont énormes et les moyens manquent », tente-t-elle de convaincre.

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Émission du04 / 09 / 2020
Choisis ta langue

Le programme scolaire 2020-2021 subira une légère modification selon Lucien Hien, conseiller technique du ministère en charge de l’Education, invité de Y’a Débat de ce samedi 5 septembre. « Les élèves des classes intermédiaires bénéficieront des cours d’achèvement des programmes pendant les 45 premiers jours de la rentrée, avant le début effectif de l’année 2020/21, le 16 novembre », informe-t’il. Inquiet, Miguel Kouama, enseignant de Philosophie dit craindre un éventuel retard au niveau du post-primaire et du secondaire. « Quand on commence le 1er octobre pour finir le 15 novembre, avec ce rattrapage, la rentrée à proprement parlé commence à partir de quelle période pour finir à quelle période ? Et sous la base de quel régime ? Trimestriel ou semestriel ? », S’interroge-t-il. Adama Fayama de l’Union nationale des parents d’élèves du post-primaire, du secondaire et du supérieur, quand à lui, espère que les acteurs du monde éducatif trouveront un consensus pour garantir une meilleure année scolaire dans ce contexte d’insécurité et de crise sanitaire.

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Émission du18 / 08 / 2020
Choisis ta langue

« Plus que jamais, les jeunes de la province du Soum veulent donner du sens à leur vote » ; une conviction du ressortissant de Djibo, Adama Koné dans l’émission Ya’ Débat. Pourtant, plus de 121 000 potentiels électeurs n’ont pas été enrôlés dans cette province à cause de l’insécurité. L’enthousiasme de Adama, n’est pas partagé par l’analyste politique Lionel Bilgo. Pour ce dernier, posséder une carte d’électeur ne garantit pas le vote « il faut plutôt une pédagogie électorale ». « Le tout n’est pas de dire au citoyen d’aller voter, il faut lui faire comprendre qu’est ce que ça veut dire le vote », explique-t-il. Mahamadou Diandé, secrétaire général de la coordination des enseignants du privé, propose quant à lui, une refonte totale du système politique au Burkina Faso. Il d’ailleurs décidé de ne pas s’inscrire sur la liste électorale. 

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Émission du11 / 08 / 2020
Choisis ta langue

La flamme de l’engagement des écrivains burkinabè est maintenue par la jeune génération selon les invités de Y’a Débat. Monique Ilboudo, première romancière du Burkina Faso, regrette néanmoins l’impatience de certains jeunes écrivains qui ne prendraient pas le temps de faire relire et corriger leurs ouvrages.
A l’impatience s’ajoute la méconnaissance de ces œuvres littéraires par le public alors que, dit-elle : ‘’ il y a de très bons livres qui sont écrits par des jeunes écrivains ’’. Philippe Ouédraogo, auteur du roman ‘’ Un innocent en enfer ’’, reconnait cette impatience des jeunes écrivains qui entache, selon lui, la qualité de leurs ouvrages.
Pour que la littérature burkinabè soit connue et intéresse les citoyens, il faut une réflexion profonde des critiques et des enseignants de littérature, propose Fatou Ghislaine Sanou, enseignante – chercheur à l’université Joseph Ki-Zerbo.

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Émission du04 / 08 / 2020
Choisis ta langue

Depuis quelques jours, les voix de certains maitres coranique s’élèvent pour exiger le retour de leurs élèves pris au cours de l’opération de retrait des enfants de la rue par le ministère en charge de la solidarité nationale. L’association des maitres coraniques du Burkina invité au débat hebdomadaire de Studio Yafa désapprouve les méthodes utilisées par les agents des services sociaux. «Nous contestons les méthodes. Ce qui se passe, ce sont des arrestations », fustige

Abdoul Karim Tapsoba, maitre coranique. Romuald Sandwidi, représentant du ministère en charge de la solidarité dit ne pas se reconnaitre dans ces pratiques décriées. « Les enfants ne sont pas arrêtés, mais retirés de la rue », affirme-t-il. Bernard Bougma, journaliste, estime que les différentes parties devraient s’accorder sur les méthodes pour le succès de l’opération de retrait des enfants de la rue.

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