Sur la table de Studio Yafa chaque samedi, un sujet de société en débat. Des avis opposés, un débat houleux, des idées défendues dans la courtoisie. 50 minutes de débat par semaine (25 minutes en mooré et une autre langue).

Dr Diallo du collectif contre l’impunité et la stigmatisation (cisc) reproche aux VDP d’avoir écorché la cohésion sociale. Selon ce dernier la communauté peule est victime de stigmatisation et de délit de faciès de la part des vdp. « Des jeunes peuls sont exclus dans l’enrôlement des VDP », regrette l’invité. Dr Diallo et deux autres invités Ousmane Paré, journaliste éditorialistes et Alphonse Nana dit Grand Docteur, membre fondateur du mouvement pour la défense de la patrie ont débattu, vendredi 2 avril, la question de l’impact des volontaires pour la défense de la patrie, après plus d’une année d’existence.

A l’occasion de la semaine consacrée « aux grandes nuits du conte » initiée par Koombi Culture, le débat hebdomadaire de studio Yafa s’est délocalisé au palais du Larlé, un palais à longue tradition de conte au Burkina. La question de l’intérêt du conte chez les jeunes burkinabè a été posée. Les invités de Ya ‘débat sont unanimes : Pour que le conte ne disparaisse pas, il est impératif qu’il s’adapte aux réalités actuelles.

Conflits de génération sur le plateau de Ya’Débat cette semaine. La crise de confiance entre les jeunes et l’autorité publique est imputable aux dirigeants qui ne se comportent pas en exemple pour la jeunesse, clame un jeune invité. Pour ses vis-à-vis dont un ministre, les jeunes doivent se remettre en cause, s’inspirer des bons exemples qui existent et faire un serment de la valeur.

La question foncière déchaine les passions au Burkina Faso. A Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays où le débat hebdomadaire de Studio Yafa a eu lieu, le public était chauffé à bloc. Levée de boucliers contre l’Etat qui a suspendu les opérations de lotissement pendant que les agences immobilières continuent d’acheter des terres, de les lotir avant de les revendre aux plus fortunés. Certains participants au débat mettent en garde : « le peuple va agir, on ne va pas attendre éternellement. Trop c’est trop ».

L’implication des populations à la base est importante pour réduire le taux de criminalité dans les grandes villes du Burkina Faso. Si certains invités estiment que les groupes d’auto-défense peuvent contribuer à réduire le niveau d’insécurité, pour d’autres, ils sont plutôt un danger.
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« Je reçois des clientes qui sont allées se faire inciser dans le marché noir, un coté du ventre est rentré pendant qu’un autre est sorti. Il faut faire de bonne recherche, bien choisir les centres où on va », conseille l’esthéticienne. L’esthétique à tout prix et à tous les prix a fait l’objet de débat la semaine dernière. Voir ici

Le service militaire obligatoire pour raviver la fibre patriotique et le civisme des jeunes. Les autorités burkinabè y croient et justifient par-là, le retour de la mesure 30 ans après sa suppression.

Comment les jeunes conçoivent-ils l’amour ? La question a fait l’objet de débat, vendredi 12 février dernier. Pour Roland Batoua, jeune entrepreneur, les jeunes d’aujourd’hui conçoivent l’amour avec euphorie. Après l’euphorie, poursuit-il, vient l’étape de l’adaptation, une période où les masques tombent. « Belle ou pas belle, biceps ou pas biceps, on est destiné à un homme ou à une femme », rappelle le chef traditionnel d’Issouka de Koudougou. Malheureusement déplorent les invités de Ya’ Débat, les relations se construisent aujourd’hui autour du sexe. Mais conseille le chef traditionnel : « Prenons le temps de cultiver les relations avant d’aller au sexe ».

Les invités de Y’a Débat du vendredi 5 février, de même que des internautes s’accordent sur la problématique de l’occupation anarchique des espaces verts au Burkina Faso. « Nous avons hérité d’une situation. Les temples, mosquées se sont érigés sur les espaces verts. Nous sommes venus trouver cette situation », affirme le maire de l’arrondissement 7 de Ouagadougou qui regrette toutefois que la situation ait « beaucoup traîné ». Pour certains invités, les populations devront prendre leurs responsabilités tandis que d’autres recommande la sensibilisation ou à défaut la répression pour les occupants anarchiques de ces espaces.